Itten
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Monique Itten

né 1944 à Bienne /Suisse, 

Expositions 

régulièrement en Suisse

 

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D'une originalité attachante, la sculpture de Monique Itten recèle une inspiration lointaine de visages aux yeux bridés et de bouches lippues. Enseignante à St-Imier, Monique Itten crée toutes ses oeuvres à partir du raku. Cette matière, utilisee au Japon dès le XVI ème siècle pour le service du thé, retrace ses origines en Perse et en Egypte anciennes. D'un abord rustique, la terre acquiert des aspects chatoyants au gré de son façonnage puis de sa cuisson à basse température. Chez cette artiste, le raku guide l'art. Lorsqu'elle aborde une nouvelle pièce, son projet est encore diffus puis il va se concrétisant au contact de cette terre chamotée et de l'émai1 qu'elle y adjoindra pour aboutir à des illustrations de geisha en révérence, de rêve de sherpa.

             

Des dolmens aux reflets turquoises rappellent également un passé lointain chargé de symboles. Deux caractéristiques empreignent chaque pièce sculptée par Monique Itten: la grande sensibilité et la poésie dune artiste qui expose depuis quelques années seulement et dont le talent constitue un gage d'avenir fructueux.

       

La technique
"Raku" signifie bonheur … Cet émailiage très spécia1 nous vient du Japon. Terre, feu et fumée sont essentieis à la technique, apparue au 16ème sièc1e, pour les ustensiles servant à la cérémonie du thé. Aujourd'hui, elle s'applique surtout à des objets décoratifs, puisqu'elle ne permet pas une étanchéité complète. Les pièces sont cuites une première fois normalement, dans un four de potier. La cuisson de 1'émail est très différente. Elle se pratique à l'extérieur, dans un four à bois ou à gaz. Lorsque la température du four atteint 1000° environ, les pièces sont sorties incandescentes du four à l'aide de très longues pinces et déposées à même le sol sur un nid de sciure. Leur cuisson est arrêtées à I'aide de la paille et de la sciure dont on les recouvre après les avoir retournèes et surveillées de près afin obtenir l'effet désiré. La différence de température provoque les fameuses craquelures du raku, audibles au moment du développement de leur formation. Les couleurs sont variables car l'épaisseur de la pièce, son grain de terre, la quantité d'émail déposé, le temps d'exposition à l'air avant son recouvrement rend chaque pièce unique. Le hasard peut donc l'embellir ou l'enlaidir. Avec un peu de chance, on obtiendra des pièces d'une grande beauté, irisées qui n'ont pas l'aspect courant des autres émaux. Grâce au tanin contenu dans le thé et qui colmatait progressivement les interstices des pièces, les Japonais pouvaient s'en servir comme ustensiles.